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LE FIGARO - 9 SEPTEMBRE 2005
L'Histoire, les histoires … Denise Bonal inscrit Les Pas perdus dans la lumière d'Arthur Rimbaud. Elle sait le frou-frou des âmes et l'entend dans le bruissement des moments qu'elle saisit comme autant d'éloquentes épiphanies. Bien sûr, il ne s'agit pas d'une suite de photographies. II s'agit d'écriture et de recomposition.C'est ce qui fonde la force de son théâtre, en général. Denise Bonal n'est pas sociologue, son style n'est pas réaliste. Mais ce qui émeut, c'est l'effet de reconnaissance. Ils sont « ressemblants », ces personnages. Et en même temps, ce sont des êtres d'encre et de papier… Le metteur en scène Gilles Guillot a su donner du liant sans perdre la fluidité. Grâce a la très intelligente et belle scénographie de Claude Lemaire qui s'appuie sur des images vidéo d'Yves Kuper, on est sans cesse en mouvement, au centre du drame… Une quinzaine d'interprètes passent d'un personnage a l'autre, d'un « dramaticule » à l'autre avec une sûreté de trait remarquable. Gilles Guillot les a bien choisis, très bien distribués, dirigés… Armelle Héliot LE QUOTIDIEN DU MEDECIN - 14 SEPTEMBRE 2005 Vies sur le vif UNE GARE. Des destins qui se croisent. Des fragments d'existence. Très bien saisis par l'écrivain et mis en scène avec vivacité par Gilles Guillot qui dirige une quinzaine d'interprètes. Armelle Héliot LES ECHOS - 12 SEPTEMBRE 2005 … Pour Denise Bonal, la gare est un peu un concentré, un résumé, un précipité du monde. Ne reculant pas devant les difficultés de faire vivre en scène toute une multitude. elle a convoqué toutes les classes sociales à venir faire un tour dans un hall vrai et imaginaire, à portée des quais et des guichets, là où l'on fait des haltes express avant de repartir en courant. Et ça défile !
Gilles Costaz MARIANNE - 17/23 SEPTEMBRE 2005 Le plateau, avec verrière horizontale et projections d'un tableau d'affichage électronique (scénographie de Claude Lemaire), représente donc une gare, plutôt du Nord. S'y croisent, s'y mêlent, reviennent ou s'éloignent maints personnages qui livrent a tour de rôle des bribes de leur existence ¼ tout le bourdonnement parlé de la vie, comme enregistré sur le vif. La langue, drue, témoigne de la sensibilité propre à Denise Bonal. Elle sait, de longue date, cristalliser des états d'âme et tresser des dialogues incisifs. Une foule de petits romans s'écrivent ainsi sous nos yeux. Gilles Guillot a tablé sur une sorte de pittoresque enjoué, dans lequel passerait l'ombre des surréalistes belges ¼ On sent passer la nostalgie des trains d'avant, ceux avec de grosses locomotives noires, lorsqu'on voyageait encore, au lieu d'être transporté à très grande vitesse. Jean-Pierre Léonardini FRANCE INTER - 13 SEPTEMBRE 2005 En fait, le summum de l'humour, en ce moment, est au Théâtre du RondPoint avec une pièce de Denise Bonal « Les Pas perdus ».Ce sont les « pas perdus » dans une salle de gare où se croisent, se trouvent, se retrouvent, se rencontrent ou se perdent de multiples destins. Dans l'admirable décor conçu par Claude Lemaire, les frontières entre le temps et l'espace disparaissent. C'est d'un humour noir et multicolore, réaliste et surréaliste. "13/14" - Jean-Marc Stricker |
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