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Débrayage de Rémi De Vos
Scénario
Le texte de Rémi De Vos se présente sous la forme de neuf séquences. Sous le titre général de Débrayage, il y traite de l’exclusion et de ses conséquences dans neuf situations et neuf milieux différents. Par « exclusion » il faut entendre exclusion du monde du travail, exclusion d’une société normalisée par des codes, des rythmes, voire un langage qui sont ceux que la rentabilité économique impose à l’ensemble des rouages sociaux.
Chacun des personnages – exclu de son entreprise, de son couple, exclu de ses repères, exclu de son propre équilibre se voit, par sa situation de vacuité, poussé hors de lui-même. Face à ces exclus, on trouve ceux qui – par nécessité d’exister socialement souvent plus que par vocation – sont les agent exécutifs de l’exclusion : DRH, liquidateurs, cadres supérieurs, petits chefs etc… Enfin il y a les témoins ou les victimes co-latérales de l’exclusion : conjoints, enfants, relations amicales etc…
Tous ces personnages, débrayés du grand moteur social, deviennent les jouets de la peur, de l’abandon. La perte des repères et parfois de la dignité les conduisent à des débordements. Le menacé, l’exclu, banni du bien penser et du bien vivre agit sans mesure et, dans ce contexte grave parfois se comporte malgré lui en figure comique. Nous sommes dans une tragi-comédie. Ici, ni bons ni méchants mais des êtres perdus, ballottés, dans la tourmente.
Au delà de la situation évoquée par chaque séquence, se pose la question de l’ambivalence des personnages pris dans un faisceau de contradictions. De victimes, certains se verraient bien, ne serait-ce qu’une fois, en situation de dominant : patron, contremaître… Ainsi, la conscience malmenée de chaque exclu renvoie-t-elle à la fragilité des convictions. En fait, on est avec ce texte aux confins de la vulnérabilité humaine, au cœur même de ce qui reste de l’homme écarté de la mécanique sociale : sa solitude.
Scénario
Le texte de Rémi De Vos se présente sous la forme de neuf séquences. Sous le titre général de Débrayage, il y traite de l’exclusion et de ses conséquences dans neuf situations et neuf milieux différents. Par « exclusion » il faut entendre exclusion du monde du travail, exclusion d’une société normalisée par des codes, des rythmes, voire un langage qui sont ceux que la rentabilité économique impose à l’ensemble des rouages sociaux.
Chacun des personnages – exclu de son entreprise, de son couple, exclu de ses repères, exclu de son propre équilibre se voit, par sa situation de vacuité, poussé hors de lui-même. Face à ces exclus, on trouve ceux qui – par nécessité d’exister socialement souvent plus que par vocation – sont les agent exécutifs de l’exclusion : DRH, liquidateurs, cadres supérieurs, petits chefs etc… Enfin il y a les témoins ou les victimes co-latérales de l’exclusion : conjoints, enfants, relations amicales etc…
Tous ces personnages, débrayés du grand moteur social, deviennent les jouets de la peur, de l’abandon. La perte des repères et parfois de la dignité les conduisent à des débordements. Le menacé, l’exclu, banni du bien penser et du bien vivre agit sans mesure et, dans ce contexte grave, parfois, se comporte malgré lui en figure comique. Nous sommes dans une tragi-comédie. Ici, ni bons ni méchants mais des êtres perdus, ballottés, dans la tourmente.
Au delà de la situation évoquée par chaque séquence, se pose la question de l’ambivalence des personnages pris dans un faisceau de contradictions. De victimes, certains se verraient bien, ne serait-ce qu’une fois, en situation de dominant : patron, contremaître… Ainsi, la conscience malmenée de chaque exclu renvoie-t-elle à la fragilité des convictions. En fait, on est avec ce texte aux confins de la vulnérabilité humaine, au cœur même de ce qui reste de l’homme écarté de la mécanique sociale : sa solitude.
Avec ce sujet et son traitement sensible et drolatique par Rémi De Vos notre Compagnie se situe, une fois de plus à cette frontière incertaine censée séparer tragique et comique où, de fait, la nature humaine se retrouve théâtralement cul par dessus tête entre sublime et grotesque.
Gilles Guillot
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Rémi de Vos
1963: Naissance à Dunkerque.
1976 - 1981: Adolescence difficile. Refuge dans les livres -1981: Obtient le bac Philo - Lettres. Laisse tomber les études. Monte à Paris - 1981 - 1993: Tous les métiers. Voyages en Israël, en Afrique, New York -1994: Se met à écrire. Obtient une bourse Beaumarchais.
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1995: Son rapport aux hommes change en devenant père de l’un d’entre eux.
1996: Crée sa première pièce Débrayage éditée aux éditions Crater. Les quatre pièces suivantes aussi. S’endette. Lit Bernhard, Cioran, Pessoa.
1997: Participe avec les acteurs à l’écriture de André le magnifique (Molière du meilleur auteur, du meilleur spectacle de création, de la meilleure pièce comique, de la révélation masculine, de la révélation féminine 98). Se renfloue.
1998: Lauréat AFAA/Beaumarchais. Plusieurs mois au Paraguay. Améliore son espagnol. Travaille régulièrement en Amérique Latine depuis.
1999: Obtient une bourse du Centre national du livre. Voyage au Vietnam. Obtient une aide à l’écriture de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) du Ministère de la Culture. Achète un nouvel ordinateur.
2000: Création de Conviction intime et de Projection privée. Commence à lire les auteurs de son temps: Koltès, Lagarce, Schwab. Des vivants aussi: Jon Fosse, Lars Noren, Vinaver.
2001: Création de La camoufle. Écrit Alpenstock. Termine Pleine lune.
2002: Écrit un scénario de cinéma, La cavale du géomètre. Écrit Jusqu’à ce que la mort nous sépare qui obtient l’aide à la création de la DMDTS.
2003: CODE BAR . Rencontre Hervé Guilloteau et un groupe d’acteurs au Lieu Unique à Nantes. Projet commun. Écrit Laisse-moi te dire une chose. Rencontre Claire David (Actes Sud - Papiers / 2 pièces à paraître en février 2004).
2004: Tournage prévu de La cavale du géomètre en février - mars. Écriture de Ma petite jeune fillepour Hervé Guilloteau.
2007 : Jusqu’à ce que la mort nous sépare, mise en scène Eric Vigné en janvier au Théâtre de Rond-Point à Paris avec Catherine Jacob, Micha Lescot, Claude Perron.
Ses pièces:
DÉBRAYAGE 1994, ANDRE, LE MAGNIFIQUE 1996, LE BROGNET 1997,
PROJECTION PRIVEE, 1998, CONVICTION INTIME 1999, LA CAMOUFLE 2000,
ALPENSTOCK 2001, PLEINE LUNE 2001, LA CAVALE DU GEOMETRE (Drehbuch) 2001, JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE 2005 |

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Gilles Guillot, metteur en scène
En 1978, il crée Le Théâtre du Barouf
avec Isa Mercure, dont il interprète
ou met en scène la plupart des spectacles.
(Voir la liste se spectacles dans le CV de la compagnie). |
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Elizabeth Catroux, comédienne (rôle: Catherine)
Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris
A travaillé sous la direction de Daniel Benoin, Eva Lewinson, Jacques Rosner, Mouarad Mansouri, J-L Martin Barbaz, Laurence Février, Pierre Trapet, Alain Françon, Félix Prader, Guy Rétoré...
3 spectacles avec Antoine Vitez : Alias de Martine Drai, Le soulier de satin de Paul Claudel, La Célestine de F. de Rojas.
Ces dernières années : Les enfants du silence mise en scène Levent Bescardes et Jean Dalric, L’Archipel sans nom de Jean Tardieu avec le Théâtre du Barouf, Les putes mise en scène Pierre Ascaride, Conte noir de Heiner Müller mise en scène Max Denes, Roméo et Juliette de Shakespeare et Misère et noblesse de Scarpeta mise en scène Patrick Pelloquet, Espèces d’espaces d’après Georges Perec, mise en scène Cécile Backès, El saludador de Roberto Cossa, mise en scène Jean Le Scouarnec, Un de si joli petit voyage de Yvan Daoudi mise en scène Catherine Gandois, Poeub de Serge Valetti mis en scène Michel Didym, La festa de Scimione mise en scène de Laurent Vacher...
Avec le Théâtre du Barouf, elle a joué Les pas perdus de Denise Bonal.
A tourné sous la direction de Pierre Badel, Jacques Audoir, Jean-Paul Carrère, J-Ch. Cabanis, Pierre Bureau, Michel Polac, Dominique Juliani, Eric Barbier, Josée Dayan, Patrick Jamain, Roger Guillot, Diane Bertrand, Stéphane Brize, Martine Dugowson…
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Rémy Darcy, comédien (rôle: le vieux)
Théâtre
1964-1973, Compagnie La Guilde ‑ CDN – Guy Rétoré : une quarantaine de spectacles. Entre autres : Macbeth, Le roi Lear de Shakespeare, L’opéra de quat’sous, Sainte Jeanne des abattoirs, de Bertolt Brecht, Le manteau de Gogol…
1973-1977, Compagnie José Valverde, TGP de Saint-Denis : une vingtaine de spectacles. Entre autres : Mère courage de Brecht, Chile Vencera de Juan Fondon, Ruy Blas de Victor Hugo…
Péniche Théâtre avec Mireille Larroche.
Six personnages en quête d’auteur de Pirandello mise en scène de Jorge Lavelli.
Cinq spectacles mis en scène par Gilles Guillot pour Le théâtre du Barouf : L’Archipel sans nom et Comment ça va sur la terre ? de Jean Tardieu, Les violettes de Georges Schehade, Piccolet et L’affaire de la rue de Lourcine de Labiche, et L’éventail de Goldoni Les pas perdus de Denise Bonal mises en scène de Gilles Guillot..
Cinéma – télévision
Lucie Aubrac, réalisation Claude Berry, Belphégor, réalisation Jean-Paul Salomé, Le dernier été de Claude Goretta, Le promeneur du champ de Mars de Robert Guédiguian, Tremblez tyrans de Roy Lekus…
L’inspecteur mène l’enquête, rôle titre l’inspecteur Millereau – 35 émissions en direct.
A tourné aussi sous la direction de : Stellio Lorenzi, Jean Dewever, Marc Pavaux, Jean-Paul Roux, André Michel, Michel Wyn, Jean-Yves Jeudy, Denis de la Patelière, Youri, Jacques Krier, Daniel Tragarz, Jean-Marie Coldefy, Gavin Millar, Olivier Schatzky, Hugues de Laugardière… |
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Hervé Falloux , comédien (rôle: Gérôme)
Après avoir étudié à l’ENSATT sous la direction de Marcel Bozonnet, Brigitte Jaques, R.Monot… Hervé Falloux joue dans 40 pièces dont Peines d’amour perdus de Shakespeare mise en scène Laurent Pelly et le Chant des chants mise en scène Patrick Haggiag au théâtre de l’Odéon, Ubu roi d’Alfred Jarry mise en scène Roland Topor au théâtre national de Chaillot, B.C B.G de Jean Bois au TNM la Criée à Marseille et au théâtre de la Madeleine. Il travaille sous la direction de Clotilde Ramondou dans Mars d’après F. Zorn et dans les Perdrix de Christophe Huysman, sous celle de François Rancillac dans le Fils de Christian Rullier. Il collabore à 4 spectacles de Stéphane Olry. Marion Bierry fait appel à lui pour jouer dans Horace, Après la pluie de Sergi Belbel et l’Aiglon. Dernièrement il a joué dans Meurtre de Martine Drai mise en scène Isa Mercure, dans Quel petit vélo à guidon chromé de Georges Perec mise en scène Gérard Abéla et dans Fleurs et affinités de F. Roze.
Au cinéma, il tourne avec Eric Rochant, Raoul Ruiz, Benoît Jacquot, Florence Quentin, François Favrat, Jean Paul Salomé, Etienne Chatiliez…
A la télévision i a tourné sous la direction de Michel Mitrani, Serge Moati, Robert Enrico, Josée Dayan, Henri Helman, Pierre Boutron, Gilles Béhat, Jérôme Foulon… |
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Philippe Le Mercier , comédien (rôle: Jean-Louis)
Après une formation avec Françoise Le Bail et Georges Wilson, Philippe Le Mercier joue dans Joyeuses Pâques, de Jean Poiret puis dans La Petite Cuiller, spectacle solo de Pierre Louki.
Il tourne avec Les tréteaux de France sous la direction de Jean Danet et Roland Monod, joue dans L’Archipel sans nom et Comment ça va sur la terre ? de Jean Tardieu ; L’Eventail de Goldoni et Fin d’été à Baccarat, de Philippe Minyana, Les pas perdus de Denise Bonal mises en scène de Gilles Guillot.
Récemment il travaille avec Xavier Marcheschi, joue dans Barouf à Chioggia de Goldoni ; Le Chandelier de Musset au Théâtre du Nord Ouest et Question de rythme, un spectacle solo.
Il a également mis en scène Le carnaval des animaux et autres, un spectacle alliant textes, sculptures et poésies de Jean-Paul Douziech et Petites annonces au Lavoir Moderne Parisien.
Au cinéma et à la télévision, il a tourné sous la direction de Denys de la Patelière, Jean Becker, Aline Issermann, Philippe Harel.
Récemment, il a joué dans Sucre amer et 1802, l’Epopée guadeloupéenne de Christian Lara et dans Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian. |
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Isa Mercure , comédienne (rôle: Mariette)
Après huit années passées au Théâtre de la Ville, Isa Mercure crée Le Théâtre du Barouf en 1978 avec Gilles Guillot.
Elle interprète dix créations de la Compagnie dont Au bord du lit de Guy de Maupassant au Théâtre de la Madeleine ; l’Archipel sans nom au Théâtre Silvia Monfort, au Théâtre 14 et au Théâtre du Rond-Point ; Comment ça va sur la terre ? de Jean Tardieu au Théâtre Molière ; Fin d’été à Baccarat de Philippe Minyana au Théâtre 14-Jean-Marie Serreau ; la Chambre des reflets de Colette au Théâtre de Poche Montparnasse ; Les pas perdus de Denise Bonal, mises en scène de Gilles Guillot.
Elle joue aussi en dehors de la compagnie la Fausse suivante de Marivaux, mise en scène de Jean-François Rémy, Horace de Corneille, mise en scène de Marion Bierry et, récemment, A la renverse de Michel Vinaver, mise en scène de l’auteur avec la complicité de Catherine Anne au Festival 20scènes à Vincennes, Frictions à Dijon puis au Théâtre Artistic Athévains à Paris. Toujours avec Michel Vinaver, dans une mise en scène de l’auteur Iphigénie Hôtel à la Maison de la Culture de Nanterre en juin 2006.
Au cinéma et à la télévision, elle a tourné notamment avec Michel Subiéla, André Michel, Robert Mazoyer, Yves Allegret, Stephane Kurck, Caroline Huppert. Et, ces dernières années dans Meurtres sans risque, de Christiane Spiero ; La part de l’ombre de Charlotte Branstrom et Le temps retrouvé d’après Proust, de Raoul Ruiz
Elle met en scène Bertrand de Slawomir Mrozek ; Même si c’est vrai c’est faux d’Henri Michaux ; Meurtre de Martine Drai, Les mots sont des belettes d’Olivier Rolin et adapte également Prévert, Tardieu, Michaux, Maupassant, Hugo, Colette en collaboration avec Gilles Guillot. |
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Jean-Pierre Moulin , comédien (rôle: Jean-Pierre)
Formé au conservatoire National Supérieur, il a joué dans une centaine de pièces. Hormis quelques succès dans le théâtre privé c’est dans les troupes subventionnées et la décentralisation qu’il a trouvé sa véritable place.
Co-fondateur de la Guilde de Guy Rétoré, devenu le TEP.
Grand prix des jeunes compagnies avec Les grenadiers de la reine de Farquar.
Il rejoint la Compagnie Renaud Barrault à l’Odéon : Le marchand de Venise mise en scène M.Jamois, Un otage de B.Behan, mise en scène G.Wilson, qui lui vaut le prix de la critique du meilleur jeune acteur. Il intègre la Compagnie Roger Planchon pour jouer Heanry IV et Faltaff de Shakespeare et Poussière pourpre de O’Casey.
Au théâtre des Amandiers de Nanterre La trilogie du revoir de B.Strauss mise en scène Claude Régy. De 81 à 86 il rejoint la compagnie M.Maréchal : Les fourberies de Scapin, Les trois mousquetaires, Dylan, La puce à l’oreille.
Sous la direction de P.Chéreau, il joue Le temps et la chambre de Botho Strauss. Avec J.Savary Les rustres de Goldoni, Arturo Ui de B.Brecht. Au théâtre du Rond-Point La lune se couche de Pinter, Les trois mousquetaires et Glengarry mises en scène de M.Maréchal.
Récemment La maison qui marchait vers de large mise en scène Vincent Colin.
Au cinéma et à la télévision il a tourné sous la direction de Marcel Bluwal, Paul Paviot, Bruno Gantillon, Jean Herman, François Truffaut, Charlotte Dubreuil, Bertrand Van Effenterre.
Il est également la voix française de Jack Nicholson et Antony Hopkins. |
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Marie Réache , comédienne (rôle: Thérèse)
Au théâtre, Marie Réache a joué dans Portrait de famille de Denise Bonal (Molière 2004 du meilleur auteur) ; Quartiers, mise en scène deLaurence Février ; Les Directeurs de Daniel Besse, mise en scène de Etienne Bierry, (Molière 2001 du meilleur spectacle de création et meilleur auteur) ; Après la pluie de Sergi Belbel, mise en scène de Marion Bierry (Molière 1999 du meilleur spectacle comique) ; Les Insolistes, spectacle musical, mise en scène de Grégori Baquet ; Gulliver, mise en scène deDaniel Soulier ; L'Eloge de la chose de Jean-Daniel Magnin, mise en scène de Norma Guevara ; La Conférence des Anges de Marion Jacob, mise en scène d’Anouck Paré; Bergson-Feydeau, de et mise en scène de Gerville et d’elle même, Le nouvel ordre mondial d’Harold Pinter mise en scène de Roger Planchon, Le suicidé de NicolaÏ Erdmann mise en scène d’Anouck Paré à l’Athénée...
Avec le Théâtre du Barouf, elle a joué Les pas perdus de Denise Bonal.
Elle fait partie depuis l’enfance du Théâtre de l’Escabeau fondé par ses parents. Elle y a joué notamment Brecht, Musset, Schnitzler, Claudel, Grumberg.
Au cinéma, elle a tourné sous la direction de Michel Deville, Nacho Carranza, J-L Benoist, Patrice Leconte, Yann Ficher Lester, P. Richard, Marco Pico, Yvan Calberac, Alexandra Milgrom.
A la télévision, elle a été dirigée par Denys Granier-Deferre, Marco Pico, L. Berrault, Claude Vajda, Michel Boisrond, Roger Guillot, Marc Boyer. Elle a joué dans Les Aventures de Jamel Debbouze sur Canal+, Dix secondes et des poussières et Les Baisers.
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PRESSE FESTIVAL OFF AVIGNON 2007THEATRE DU CHIEN QUI FUME
Neuf séquences théâtrales sur un texte de R. De Vos qui traitent de l’exclusion et de ses conséquences .Neuf personnages dans une salle d’attente , c’est à la fois très drôle et très philosophique. La mise en scène est belle et les acteurs excellents .A Voir Absolument pour tout public adulte .
Geneviève Coulomb sur accel-interce.com.
A vos Marx
Ils sont là, ceux que le travail laisse hors jeu dans Débrayage, pièce de Rémi De Vos écrite en 1993 et toujours actuelle. Ces hommes, ces femmes, jeunes, plus âgés, coincés ou criards, le metteur en scène Gilles Guillot les a assis dans un lieu neutre auquel le décorateur Jean-Michel Adam tend troublante perspective : des sièges esquissés à l'infini semblent voitures parquées... Or rassurez-vous, voilà une salle d'attente avant entretien d'embauche. Un homme veut y nouer le dialogue avec ses semblables. On le fera taire. Pas là pour ça. L'urgence, c'est plaire à l'employeur. Etre pris. Après avoir été Schtroumpf, un homme postule dans un parc aquatique pas si drôle. La concurrence est rude et Rémi De Vos n'a pas son pareil pour égrener en touches caustiques, cocasses la précarité, et l'absolue solitude de l'individu tout à sa panique de perdre son emploi. On le verra, craquant enfin devant sa femme, et aussi deux secrétaires fliquées par un chef véreux, et... Et, trompant l'attente, un sage type explique dans la lumière qu'à l'évidence « Marx n'est pas mort » !
Les comédiens alternent les rôles avec aisance et Élisabeth Catroux est plus que formidable !
La mise en scène ne cherche pas l'inventivité mais est efficace : dans un rectangle quadrillé, arène et geôle, les mots de De Vos livrent farouche bataille pour agiter main humaine au cœur cynique du travail.
A. B. L’Humanité, mercredi 11 juillet 2007
Un à un les comédiens arrivent dans une salle d’attente. Sur la scène les chaises sont alignées le long des murs, un endroit parenthèse. Ici l'expression verbale est considérée comme incongrue, voire grossière. L’existence est suspendue, hors jeu, hors sociabilité, hors tout. Le dialogue va tout de même s’instaurer. Les scènes de plusieurs situations vont se jouer de manière croisée.
Des scènes dont la drôlerie contredit le caractère dramatique des sujets, le stress, la compromission, la précarité, l’exclusion, l’angoisse de vivre.
Les comédiens du Théâtre du Barouf jouent avec brio cette tragi-comédie de la modernité, où le progrès va de pair avec la régression de ce que l’on considère comme des acquis. Le fil rouge nous est donné par un acteur qui répète comme un leitmotiv l’actualité et la pertinence des idées de Karl Marx. Il semble que nous entrions dans une époque glacière marquée paradoxalement par le réchauffement planétaire.
Il faudra bien "débrayer" et faire marche arrière, non pas pour retourner au 19ème siècle, mais pour réduire la boulimie consommatrice qui mène tout droit à la catastrophe. Reste l’humour et le rire comme mode de remise en question, voire de sauvegarde, heureusement !
Claude Kraif Avignon 2007 revue-spectacle.com
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