chagrin. J’ai pleuré en cognant.
A. Effectivement c’est un véritable sacrifice. Tant de chagrin! Tant de peine! Car vous avez dû beaucoup vous fatiguer, n’est-ce pas?
B. Oh! là là! Vous parlez d’un travail.
A. Oh! là là! Tant de peine, tant d’effort! Tout cela pour moi, pour me rendre plus heureux.
B. Eh oui.
A. Rien pour vous, tout pour moi, c’est bien celà?
B. Exactement.
A. Oh! là là. Eh bien alors, puisque vous n’éprouvez aucun plaisir de ce que vous avez fait, que vous n’en tirez aucun profit, qu’au contraire vous êtes prêt à accepter tous les désagréments pour me rendre la vie plus facile, dans ces conditions, puisque vous m’y autorisez, je pense
B. Mais oui, de quoi s’agit-il?
A. J’oserais vous demander... vu que vous acceptez tous les sacrifices...
B. Mais oui, je vous écoute, je vous écoute.
A. Permettez-moi de vous haïr.
Slamovir MROZEK -1982 |